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France-Allemagne sur le ring européen

Publié en octobre 2013

L’industrie française est-elle directement en concurrence avec son homologue allemande ? Si elle l’est au bout du compte dans l’automobile, elle l’est pas exemple beaucoup moins dans l’aéronautique et l’aérospatiale du fait de l’existence du consortium européen Airbus/EADS. Mais même dans l’automobile, si l’on laisse de côté la notion floue d’image et de prestige des constructeurs, il n’est pas démontré que cette concurrence se résume à un simple face-à-face.

Sur les 15 dernières années, les importations allemandes en provenance de France sont restées stables aux environs de 2,5% du PIB allemand. Par contre celles des pays d’Europe centrale et orientale (PECO) est passée de 1,1% à 4,5%. Selon une étude de la Banque centrale allemande, 25% des exportations de la Pologne sont à destination de l’Allemagne et plus de 30% pour celle de République tchèque. 30% des salariés employés à l’étranger par les grandes sociétés allemandes sont en Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie.  40% des importations allemandes venant de Hongrie se font à partir de filiales allemandes locales.

Ceci a de lourdes conséquences tant sur les échanges franco-allemands que sur la concurrence par les prix entre les deux pays sur les marchés tiers. En effet, les coûts de production dans les PECO bénéficient d’un double avantage : le niveau des salaires (pour le moment !) et la faible fiscalité locale. L’industrie allemande a massivement utilisé – à sa manière – les potentialités l’Europe de la déflation salariale.

Aussi, serait-il plus convenable de dire que les coûts de production français sont au moins partiellement en compétition avec les coûts des PECO (salaires, fiscalité…). Une manière de soulever cette question : « jusqu’où et jusqu’à quand ? ». Car si le remue-ménage médiatique se complet dans les comparaisons franco-allemandes c’est aussi parce qu’en procédant ainsi, sur deux pays « analogues », il est facile de donner le bonnet d’âne au « conservatisme français » et au « blocage syndical » de l’hexagone. Mais, si l’on commence à comparer les coûts de production français à ceux de la Pologne ou autres PECO, on doit répondre de la dynamique actuelle de l’Europe et de ses fausses vertus libérales. Cela devient plus difficile pour les « faiseurs d’opinion » dès lors qu’en 2011 le coût horaire polonais était près de 5 fois  inférieur à celui de France et celui de la République tchèque de plus de 3 fois !

Estimations en Euros des coûts horaires de la main d'oeuvre dans l'économie marchande
Estimations en Euros des coûts horaires de la main d’oeuvre dans l’économie marchande.

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