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Volkswagen : le trucage comme règle

Publié en décembre 2015

Le  scandale des logiciels truqueurs pourraient coûter de 20 à 30 milliards d’euros à Volkswagen, sous forme de rappels de véhicules et de sanctions pénales. Le groupe a déjà provisionné 6,7 milliards et son action a perdu 40% depuis le début de l’affaire.

 

Comment est-ce possible se demandent les médias ? Comment ce fleuron de l’industrie allemande, fort de son aura et de sa puissance technologique a-t-il pu s’adonner à pareil subterfuge ? Comment la fameuse « qualité allemande » a-t-elle pu ainsi se compromettre ?

La puissance du groupe VW en est justement la cause. Il y a des choses que seuls les grands peuvent se permettre. D’ailleurs ne dit-on pas que la Commission européenne était au courant depuis plusieurs années sans intervenir ? C’est bien parce qu’il s’agissait d’une puissance tout autant politique qu’industrielle.

L’étonnement n’a pas vraiment de raison d’être. Chaque année, de par le monde, des dizaines de trucages commerciaux, financiers ou industriels sont ainsi décelés et sont matière à procédures judiciaires. Le coût global des sanctions, depuis 2009, pour quinze grandes banques mondiales (dont trois françaises) ayant commis divers abus et contournements des règlements, s’élèverait à 230 milliards de dollars !

Avant même Volkswagen, il a été question d’une enquête en cours au niveau européen à l’encontre de constructeurs de poids lourds (Daf Trucks, Daimler, Iveco, Scania, Volvo et MAN) qui se seraient entendus pendant près de quatorze ans pour ralentir la mise au point de technologies permettant une diminution des émissions polluantes.

Le phénomène s’aggrave. 7,5 milliards d’amendes décrétés par la seule Commission européenne de 2000 à 2004 ; 13,7 milliards de 2005 à 2009, dont l’essentiel concerne des infractions aux règles de la concurrence Beaucoup de multinationales sont concernées mais aussi de grandes firmes agissant sur un marché national, notamment dans l’agro-alimentaire.

Quelles leçons en tirer ?

Nous avons affaire à des équipes de direction pétries de convictions libérales. Elles contribuent très largement à la diffusion de certains dogmes dominants : le marché comme seul arbitre rationnel, l’objectivité absolue des données financières, l’entreprise marchande comme seule réponse aux besoins collectifs, etc.

Mais ces bonnes âmes passent  beaucoup de temps à contourner ces belles rationalités théoriques. Trucage des marchés, entente sur les prix, contournement des règlements, arrangement avec la fiscalité etc. Le phénomène est trop étendu et trop systématique pour qu’on l’estime marginal. La puissance de marché (Volkswagen, les banques…) se traduit par une puissance de… trucage du marché.  La soi-disant rationalité absolue de la compétition se change en falsifications. Les dindons de cette farce sont les consommateurs et les Etats.  Voilà la vraie leçon à en tirer. Cette question dépasse le cas Volkswagen évidemment.

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